18 juillet, le lendemain.
C'est bien connu, en bataille, comme en élection, voire en toute chose, le lendemain est toujours un grand jour. Et, règle oblige, celui du 18 Juillet prochain ne fera pas exception. Il sera un jour marquant pour l'avenir proche de la Mauritanie.
Et même si on ne peut connaître, ce jours là, le future président, on peut, par contre, connaître celui qui ne le sera pas. Et c'est là que nous espérons que ce lendemain sera suffisamment instruit des leçons de la veille.
Autrement dit : qu'il sera suffisamment inspiré pour éviter les déchirements, les illégalités et, en fin de compte, les coups d'état.
Si l'attente d'un deuxième tour tempérera certainement la joie de certains, la déception des perdants, elle, sera immense. Et c'est justement ce choc entre les espérances de certains et les déceptions des autres qui est à gérer avec une extrême précaution. S'il est certain que l'espoir fait vivre, la déception, elle, ne tue point.
Et c'est ici, me semble t-il, qu'il faut trouver l'état d'esprit nécessaire pour dépasser ce point de passage critique vers une transition démocratique saine et apaisée. Aussi, pour exorciser, en fin, le fantôme de ce diable de la division qui rode toujours dans la maison Mauritanie et qui est, dit-on, le prince de tous les lendemains.
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