L'embarras du Choix.
Avant l'aboutissement de l'accord de Dakar II, mettant fin à la crise politique mauritanienne, le choix parmi les candidats à l'élection présidentielle du 06 juin suscitait, au sein de la population mauritanienne, un embarras incommensurable . Celui d'assister, impuissante, à un simulacre de course dont les premiers perdants ne sont que ses propres lévriers-éclaireurs. Ces éclaireurs qui ont vendu, au rabais, une longue histoire pleine de militantisme et même, pour certains, de persécution. Seulement, à entendre les Malinkés, à la danse du cul, le lièvre et l'éléphant ne sont pas partenaires. Et, justement, avec la mise en application de Dakar II, les éléphants de notre politique nationale sont rentrés en jeu et ils ont même, dit-on, commencé à danser.
Les déclarations des candidatures se sont, en effet, succédées, mettant, du coup, le peuple mauritanien dans un autre embarras, celui du choix.
Il faut dire que la liste est longue, de noms, et lourde de signification. Et pour cause, tous les courants nationaux sont représentés par leurs figures les plus emblématiques. Les alliances sont cette fois-ci, me semble t-il, solides. une entente cordiale s'est installée entre les chefs de file traditionnels de la politique mauritanienne. On dirait même qu'ils ont énormément appris de leur division passée. Et à défaut de se ressembler par affinité, ils les sont devenus par hostilité au Général. Le mot d'ordre est , désormais, tous sauf lui.
Le Général, lui, a bien compris la stratégie. Et, en fin tacticien, il semble la retourner à son avantage. Il tient pour ses partisans le discours suivant : je suis seul contre tous. Je suis le seul rempart contre la gabegie et la corruption.
Quoiqu'on en dise, dans une élection expresse tenue dans des conditions exceptionnelles, ce discours là tient et incontestablement ça peut faire mouche. Ce qui, souvenez-vous, ne peut qu'augmenter l'embarras du choix dans lequel se trouve l'électeur mauritanien aujourd'hui.
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