Bloc-notes : Un Dakar peut en cacher un autre.
Contrairement à la rencontre de Dakar I, celle de Dakar II semble être un échec total. Et le secret de cette régression n'est qu'une conséquence directe de l'état d'esprit des protagonistes durant leurs pourparlers. Dans la première, les belligérants avaient pris connaissance du danger qui les guettait, eux mêmes d'abord, et, en suite, le pays tout entier. Ce qui a eu pour effet immédiat de faciliter le consensus. Quant à la seconde, certains, appuyés par des puissances étrangères, ont cru bon de dormir sur leurs lauriers confiant que le danger ne le concerne plus.
Cette flagrante ingérence dans la crise mauritanienne, première depuis l'indépendance, ne restera pas sans suite. Elle n'est que le début d'une série d'autres interférences qui vont reléguer l'intérêt national à une position seconde.
Désormais, en Mauritanie, il y a bien un parti français et un autre américain sans oublier les habituels partis régionaux. La question qui se pose alors, et avec insistance, est : y a t-il, en Mauritanie, un parti mauritanien?
Les Républiques islamiques.
Décidément, le vent n'est plus en poupe pour les républiques islamiques. Celle de la Mauritanie est toujours dans des zones de turbulences qui peuvent, une fois pas pas prises au sérieux, entraîner sa désintégration la plus totale. Quant à son homonyme, l'Iran, ce tigre tant craint semble être, en réalité, en bois. Si on s'est, plus au moins, accommodé avec la fragilité de la première, celle de la seconde nous a complètement pris au dépourvu. Personne n'aurait cru , en effet, que le vrai danger sur le régime islamique viendra des rues de Tehran. Et ce au moment ou les regards se dirigent vers un danger lointain, israélien ou américain. Ce qui prouve, une fois de plus, que comme le diable, le danger frappe toujours à l'improviste.
Cela dit, le deux pays ont bien quelque chose en commun, et pas seulement dans le nom officiel. Au delà de la fausse lutte, entre Najad et Moussawi, sur ce semblant de pouvoir iranien, une vrai lutte , entre deux hommes qui se connaissent bien et qui furent pour longtemps des alliés, s'est engagée sur le vrai pouvoir dans la république islamique. Ces deux hommes sont le guide actuel Ali Khamenei et son alter-ego le tout puissant, et riche, président du Majlisse et du conseil de discernement de la révolution, Hachemi Rafsanjani.
Et c'est ici, chère lecteur, qu'il faut être très attentif pour bien comprendre le rapport entre les deux crises, dans les deux Républiques islamiques. Après la mort en 1989 de son fondateur et guide suprêm, Khomeini, la révolution islamique se trouva soudainement orpheline. En chef de l'armée de l'époque, Rafsanjani est l'homme fort du pays mais, n'étant pas Sayyid, il ne peut accéder à la succession de son chère imam. Il fera alors tout son possible pour peser dans le choix de Khamenei, pensant, à tort, qu'il est le plus "maniable" parmi les prétendants à ce poste de guide suprême.
Il ira même jusqu'à formuler des recommandations qu'il aurait entendu de Khomeini pour ce dernier. il réussira ainsi à orienter le choix de la commission des sages vers Khamenei et ses divergences commenceront de sitôt avec son poulain.
La fronde de la rue iranienne n'est que les prémices d'une tentation de déstabilisation d'un pouvoir dont le possesseur premier a décidé de le récupérer. Ça vous rappelle quelque chose, ça?
Cette flagrante ingérence dans la crise mauritanienne, première depuis l'indépendance, ne restera pas sans suite. Elle n'est que le début d'une série d'autres interférences qui vont reléguer l'intérêt national à une position seconde.
Désormais, en Mauritanie, il y a bien un parti français et un autre américain sans oublier les habituels partis régionaux. La question qui se pose alors, et avec insistance, est : y a t-il, en Mauritanie, un parti mauritanien?
Les Républiques islamiques.
Décidément, le vent n'est plus en poupe pour les républiques islamiques. Celle de la Mauritanie est toujours dans des zones de turbulences qui peuvent, une fois pas pas prises au sérieux, entraîner sa désintégration la plus totale. Quant à son homonyme, l'Iran, ce tigre tant craint semble être, en réalité, en bois. Si on s'est, plus au moins, accommodé avec la fragilité de la première, celle de la seconde nous a complètement pris au dépourvu. Personne n'aurait cru , en effet, que le vrai danger sur le régime islamique viendra des rues de Tehran. Et ce au moment ou les regards se dirigent vers un danger lointain, israélien ou américain. Ce qui prouve, une fois de plus, que comme le diable, le danger frappe toujours à l'improviste.
Cela dit, le deux pays ont bien quelque chose en commun, et pas seulement dans le nom officiel. Au delà de la fausse lutte, entre Najad et Moussawi, sur ce semblant de pouvoir iranien, une vrai lutte , entre deux hommes qui se connaissent bien et qui furent pour longtemps des alliés, s'est engagée sur le vrai pouvoir dans la république islamique. Ces deux hommes sont le guide actuel Ali Khamenei et son alter-ego le tout puissant, et riche, président du Majlisse et du conseil de discernement de la révolution, Hachemi Rafsanjani.
Et c'est ici, chère lecteur, qu'il faut être très attentif pour bien comprendre le rapport entre les deux crises, dans les deux Républiques islamiques. Après la mort en 1989 de son fondateur et guide suprêm, Khomeini, la révolution islamique se trouva soudainement orpheline. En chef de l'armée de l'époque, Rafsanjani est l'homme fort du pays mais, n'étant pas Sayyid, il ne peut accéder à la succession de son chère imam. Il fera alors tout son possible pour peser dans le choix de Khamenei, pensant, à tort, qu'il est le plus "maniable" parmi les prétendants à ce poste de guide suprême.
Il ira même jusqu'à formuler des recommandations qu'il aurait entendu de Khomeini pour ce dernier. il réussira ainsi à orienter le choix de la commission des sages vers Khamenei et ses divergences commenceront de sitôt avec son poulain.
La fronde de la rue iranienne n'est que les prémices d'une tentation de déstabilisation d'un pouvoir dont le possesseur premier a décidé de le récupérer. Ça vous rappelle quelque chose, ça?
Publicité