Bloc-notes : Élection présidentielle, Balle au centre.

Publié le par Bien Faisant



Fini le faux semblant. Plus besoin de chercher des candidats  pour légitimer une élection imposée. Et pour cause, pour celle de Juillet, et selon toute vraisemblance, les candidats ne manqueront pas.  Il y en  aura même ceux qui seront de trop.  A l'instar de  ceux qui représentent  les mêmes sensibilités "politiques".  Par exemple, les Militaires qui auront au moins, cette fois-ci,  deux candidats. Quoi qu'il en soit, le climat ambiant est d'une extrême cordialité entre les forces politiques du pays,  ce qui peut-être considéré en soi comme une réussite nationale. Un climat qui me rappelle, d'ailleurs,  le jour de paye pour les vieux ouvriers  du nord. Quant à l'élection, elle même, rien n'est acquis. C'est même la première fois dans l'histoire du pays qu'on est devant une élection dont personne ne peut prévoir prématurément  le gagnant. Autrement dit, pour cette élection,  la  balle est au centre.


Obama au monde musulman,  Un envol d'hirondelle!

J'ai pourtant pour principe de ne pas mépriser  les bonnes actions ainsi que  de ne pas  exagérer les mauvaises.  Seulement je ne connais que de trop  les États-Unis d'Amérique. Et, malgré tout, et au delà des bonnes intentions affichées par le président Obama au Caire, les faits sur le terrain sont tenaces. Un Irak dévasté avec plus d'un million de morts, un Afghanistan meurtri par une  occupation militaire et un Pakistan fortement déstabilisé et dont l'avenir est plus que jamais incertain. Quant à la cause principale du monde musulman, la Palestin, Obama n'a fait  que reprendre à son compte la rhétorique habituelle des autres présidents américains. Rhétorique  qu'ils avaient pour habitude  d'avancer afin d'apprivoiser  un monde musulman à la fois meurtri et  impuissant.  Pour un nouvel élan, tant attendu, voila ce qu'on appelle un envol d'hirondelle.


Bongo, adieu le Mohican!

Le président Omar Bongo n'est plus. Au delà de la mort d'un homme, la perte pour le Gabon, et l'Afrique,  est de taille. Voila plus de 42 ans que cet homme règne sans partage sur ce pays, créant le vide politique autour de lui. Un vide qui aura pour effet immédiat de plonger le Gabon dans des zones de turbulences qu'il n'a pas  pour habitude d'affronter. Espérons que les Gabonais soient suffisamment  inspirés pour ne pas sombrer dans des situations semblables à celles de la Cote d'ivoire. 
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