Beaucoup de maux pour un seul mot

Publié le par Bien Faisant

La cérémonie d’intronisation  du  niveau premier ministre  zimbabwéen, Morgan Tsvangirai,  avait  quelque chose  de profondément pathétique et inquiétant, à  la fois. Et cela  dans la mesure où la transition démocratique, tant espérée,  n’a eu lieu qu’à moitié, alors que la destruction est, elle, totale. Et pour cause ce pays est désormais  démocratiquement détruit. Démocratiquement  ravagé.

   Il est alors  essentiel d’associer ce mot, la démocratie,  tant sublimé et mystifié, aux  maux  multiples qu’il  peut occasionner.  Comme en Israël, un autre pays démocratique,  les candidats se sont présentés  et le pays s’est,  fascistement,   prononcé, à  égalité,   entre ceux qui crient mort aux Arabes et ceux qui prônent  les Arabes dehors.  Par cela, au moins,  Israël affirme, sans  complexe,  sa vraie nature    d’une   démocratie fasciste.  Nature qu’il a toujours  refoulée.

 Une autre démocratie, et pas la moindre, les États-Unis d’Amérique,  s’active  vulgairement chez nous pour  interférer dans nos affaires internes au nom de ce même mot que le monde entier sait qu’ils n’en ont pour lui  que peu d’égard.  Par cela, leur représentant dans notre pays prouve qu’il est,  à l’image de la démocratie de son pays, un démocrate voyou.  Il aurait mieux fait de nous expliquer, par exemple, pour quoi son voyou de Pays refuse les résultats des urnes, ferme les yeux sur les massacres des enfants et la spoliation des terres  infligée à ces malheureux  Palestiniens depuis plus d’un demi-siècle. Bref un nazisme  américano-sioniste démocratiquement décidé et libéralement  mis en exécution.

 

Pourquoi alors,  me dites-vous, continuer à oeuvrer pour l’instauration d’un système  démocratique, malgré tous ses maux,  je n’ai pas mieux que  la réponse donnée par  Churchill : La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes.

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