Bloc-notes. Le sublime et le ridicule
Du sublime au ridicule, c’est bien connu, il n’ y a qu’un pas. Et nous mauritaniens on en est, maintenant, les véritables témoins. Par le sublime je veux parler du coup d’état du 03/08/2005 renversant un régime semi-militaire, semi-dictatoriale mettant le Pays au bord de l’implosion. Cette brillante action salvatrice et bien orchestrée contraste avec l’amateurisme et l’improvisation qui ont marqué celle du 06/08/2008. Si la première fut comprise par le monde entier, la dernière est entachée par un retour incompris, et injustifiable, à la case départ. Surtout pour une nation qui a perdu beaucoup de temps et qui ne peut se payer le luxe d’une situation de veille. Pour cause, comme avec le Vélo, les nations avancent ou s’écroulent. La seule note d’espoir est que le concept est à double sens. Autrement dit : il n’y a aussi qu’un pas, pour passer du ridicule au sublime.
L’entêtement
Fideles à leur logique napoléonienne, Il faut sauver le peuple malgré lui, les Militaires du HCE ont entrepris une campagne de sensibilisation à grande échelle à l’intérieur du Pays.
La feuille de route, de cette campagne, consiste à expliquer les motivations et les finalités de leur coup d’état du 06/08/2008. L’intérêt croissant que le HCE porte à la reconnaissance interne, vient après l’échec cuisant des délégations mauritaniennes qui ont sillonné le monde pour concocter le sésame de la reconnaissance internationale. Un sésame indispensable pour les régimes politiques sur la scène internationale. Ce tournant stratégique majeur révèle une réelle volonté de résistance aux exigences de la communauté internationale allant dans le sens du retour à la légalité constitutionnelle. Par ce retour sur le terrain, les militaires creusent les tranchées d’une guerre avec le reste du monde. Ils montrent par cela, leur fidélité à leur logique initiale, l’entêtement.