Les faux prophètes
Le meilleur prophète est celui qui devine juste, affirmait le poète grecque Euripide.
Et, pour les Musulmans que nous sommes, le dernier, et le meilleur, est Mohamed (PSL).
La preuve, s’il en faut une, est que depuis sa mort personne n’a réussi à voir juste. Surtout pas ces prophètes de temps modernes, qui, face à la difficulté de ce métier, spécialement lorsqu’il s’agit de l’avenir, ont montré une incapacité déconcertante.
Rappelez-vous, il y’ajuste quelques semaines, on nous prédit l’explosion des prix des carburants, entrainant un niveau de vie-chère inimaginable. Les événements se sont succédés depuis, et le prix du baril frôle, aujourd’hui, les 60 dollars.
On nous a prédit, aussi, la suprématie des lois de marché, la crise actuelle a montré que celle la régulation de l’état garantit la vérité sur la transparence des transactions.
Il est, maintenant, de l’ordre de l’anecdote que ces mêmes prophètes avaient prédit, quelques semaines avant la découverte du moteur à vapeur, que des capitales comme Londres et Paris vont se noyer dans la bouse des vaches et les crottins des chevaux, entrainant les charrettes. Le moteur à vapeur et la technologie dont il est l’ancêtre en ont décidé autrement. Si les gardes de sa haute majesté ont le droit de circuler, aujourd’hui, à cheval à Londres, personne n’a ce privilège à Paris.
J’avais moi même prédit la chute du gouvernement actuel avec la fin de Ramadan. Je me suis trompé. Bref, vous l’avez compris, personne n’est prophète. Ni chez s