Les variations
« Dans les grandes crises, le cœur se brise ou se bronze ». Balzac
Ceux qui se souviennent de leur cour de terminal se rappellent certainement de la définition du point critique. Il est le point qui annule la dérivée, permettant ainsi, à une fonction donnée, d’atteindre ses extremums (minimal ou maximal).
Vous l’avez bien compris, il y a un rapport réel, en occurrence mathématiques, entre les sommets et les moments de déchirements. Et, grâce à l’histoire, ce rapport n’est plus à prouver. Et, comme aux hommes, les moments de crise sont toujours de bon conseil aux Nations. Et pour cause, les fruits de leurs récoltes sont plus durables et plus consistants. Bien évidement, il faut patienter pour pouvoir en profiter. On est allé même jusqu'à dire que le bien-être d’aujourd’hui est le résultat des crises d’hier.
Cela dit, trop peu d’hommes sont aptes à semer dans des pareilles situations. Il faut, en effet, beaucoup d’abnégation, modestie et d’endurance pour supporter les turbulences des crises. Il faut aussi, beaucoup de grandeur d’âme pour se contenter de cette éphémère notion qui est la gloire, comme seule récompense possible.
En Mauritanie, et malgré que la crise a pointé son nez depuis une belle lurette, les hommes font toujours défaut. Je veux parler des hommes de crise. Ces hommes qui s’effacent devant la responsabilité. Ces hommes humbles, résistants dans l’adversité et de triomphe modeste.
Seuls des hommes de cette trempe peuvent garantir que l’extremum atteint n’est pas le minimal, autrement dit le chao.
L’idéal, me diriez-vous, serait de trouver l’homme qui convient à chaque crise. Malheureusement, cette équation est, depuis le début de l’Histoire, sans solution. Elle est ce qu’on appelle une question ouverte !