Game is over
Le cowboy américain a, une fois de plus, rechaussé ses santiags, monté sur ses chevaux et lancer son légendaire cri de guerre : game is over. Il faut dire que le vieux ricain est fatigué, acculé, conspué, mais il a, certainement, un baroud d’honneur, de trop, dans son fusil meurtrier.
C’est, au moins, ce que tout le monde a cru comprendre après ce Wanted, satellitaire, lancé hier par son ambassadeur dans notre pays. Alors, on s’étonne, certes, de cet intérêt soudain pour le petit pays que nous sommes. Il nous fait l’honneur, après tout, d’accepter notre face à face au moment ou il est en situation on ne peut plus critique de son histoire.
Est-il sincère dans son attachement à la démocratie dans le monde ? La question ne se pose même pas. C’est certainement non. Le siècle passé n’a pas rendu l’âme qu’après nous avoir chuchoté à l’oreille que le cowboy s’en moque, comme de la dernière de ses bottes. A-t-il changé, au crépuscule de sa vie ? Pa si sure. Ce n’est pas l’âge propice aux résolutions. Que c’est-il passé alors ? Toute la question est la.
La marche militaire, entreprise par les officiers du HCE, le 03/08/2008, pour accueillir leurs partisans à la porte du palais ocre, explique tout. Cette marche, aux rangs serrés et bien synchronisée, était le déclic fatal. Elle les a, en effet, rappelé leurs ancêtres, victorieux des Indiens et des Mexicains. Depuis, les descendants de John Wayn et Van Cleef, n’ont vu, dans ces nouveaux putschistes, que des vieux westerns qui venaient de s’emparer d’une région trop importante pour qu’elle leur soit concédée. Ils ont alors sorti les coltes, nettoyé les fusils, refusé le compromis, fixé l’adversaire, pris les distances règlementaires. Et, comme d’habitude, ils ont tiré les premiers. Épatent !