Négociations de Paris : le guet-apens
Le mot négociation se différencie avec ses cousins sémantiques les plus proches (palabre, marchandage, pourparler) par une réelle intention de recherche d’une solution basée sur un compromis mutuel. Or, ce qui s’est produit, le 20/10/2008/ à Paris, entre la délégation mauritanienne et l’union européenne, est tout sauf une recherche d’un compromis concerté.
La délégation mauritanienne, jouant le tout pour le tout, ne s’est pas préoccupée apparemment par l’importance de la fixation de l’ordre du jour de ces négociations. Leurs interlocuteurs européens n’ont pas jugé utile, non plus, de les éclaircir sur ce point, ô combien décisif.
Au contraire, ils on tout fait pour les induire en erreur. A commencer par l’ouverture du consulat français à Nouakchott, spécialement le Samedi, pour les délivrances des visas à la délégation mauritanienne. Ainsi que les déclarations de M Jouyandet, la veille des pourparlers, laissant croire, pour ceux qui veulent bien l’entendre, à un assouplissement des positions européennes ou, au moins française, concernant l’action militaire anticonstitutionnelle visant le président Sidi.
L’ordre du jour était en réalité orienté uniquement sur les modalités de retour du président Sidi au pouvoir. Ce que la délégation mauritanienne n’avait, même, pas l’habilité de négocier, selon les recommandations du président du HCE. Ce qui avait pour effet, de faciliter aux européens la transition au niveau suivant, les menaces et les ultimatums.
Il parait évident que, tout compte fait, la délégation mauritanienne était l’objet d’un guet-apens diplomatique de la part de l’union européenne, particulièrement de la France. Les négociations de Paris n’étaient qu’un appât tendu pour les Mauritaniens pour venir à haut niveau de représentativité. Pour s’en sortir de ce piège tendu, il suffit tout simplement que les Mauritaniens résolvent leurs problèmes par eux même. Et de Nouakchott, comme c’est fut le cas en 2005. A bon entendeur, salut.