Le malade imaginaire

Publié le par Bien Faisant

durant  les jours qui ont suivi le 11 septembre 2001, le monde occidental  a cru, subitement,  découvrir une civilisation inconnue,  celle de l’Islam. Une auscultation rapide faite de loin,  souvent sur les plateaux des télévisions, et le diagnostique fut, unanimement, approuvé. Cette civilisation est  malade et  cela nécessite des mesures d’urgences.

         Le mal serait un excès  de morale,  de religion et d’éthique qui ont causé  une baisse   alarmante  des   libertés politiques, sociales  et,  surtout, de  leur  composante commerciale, le libéralisme économique.

L’ordonnance préconisa, alors,   des doses de  liberté publique, libéralisme économique, et une dose de cette substance occidentale anti-éthique, anti moral qui s’appelle la dépravation. La facture fut, chèrement, payée. Mais pour un mal si persistant, personne ne rechigne sur le prix de la délivrance. Même si ce dernier  fut de sacrifier  la mère de toutes les civilisations humaines. Le pays qui nous a appris à lire, à  écrire, à  cultiver la terre, à  se rassembler dans des cités, à  décréter des lois et à  construire des états et  des empires et j’en passe.

 

Le temps passe. Une décennie plus tard, la civilisation « médecin » réalise elle aussi, qu’elle a des problèmes aux adducteurs, qui peuvent lui être fatal. Le diagnostique, lui, est on ne peut plus surprenant. Excès de libéralisme, excès de spéculation, excès des libertés qui ont entrainé une alarmante baisse d’éthique, de morale et, en fin de compte, de religion.

On ne peut que leur féliciter, sans mauvaise foi aucune. Car les illusions perdues, dit-on,  sont des vérités retrouvées.

 

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