A méditer !
Le peuple, c’est comme la femme, quand on le serre de très près, il trouve, toujours, qu’on est allé trop loin.
Ca ne va pas dire, pour autant, qu’en le délaissant, il nous trouvera proche de lui.
L’exercice de la bonne gouvernance réside, lui, dans la juste mesure entre les deux attitudes.
Si le risque avec la première est de l’étouffer, il est, dans la seconde, de se couper complètement de sa réalité vécue.
Le peuple mauritanien ne fait pas l’exception. Serré, de très près, par Taya, sa réaction ne s’est pas faite attendre. Coups d’état et tentatives d’assassinat pour finir par son renversement.
Ayant l’impression d’être délaissé par le président Sidi, il ne s’est pas mobilisé, pas assez en tout cas, pour le défendre.
Donc, un bon dirigeant est, d’abord, un grand équilibriste à une différence près, ses exploits font vivre ou mourir sa population.
Trop promettre n’est pas une solution, non plus, car les déceptions et les désenchantements ne tarderont pas à suivre. Bien vouloir servir, c’est bien connu aussi, ouvre la voie à la servitude. Bref, chercher la juste mesure, c’est la que la bonne gouvernance s’épanouisse.
Un auteur gate tout quand il veut trop bien faire, disait La Martine. Tout est dit.
Bonne fete a tous.