La Mauritanie : Entre Roumouz El Vessad et Vessad El Roumouz
La Mauritanie : Entre les symboles de la corruption et la corruption des symboles
En lisant cette jolie et très significative expression de Vessad El roumouz (dont la paternité revient à Ould Bettar), je n’ai pu m’empêcher d’aller dans ce sens en affirmant ce qui suit.
Il est vrai que le gouvernement de Ould Elwaghef constitue une régression importante par rapport à l’aspiration de tous les mauritaniens, soucieux d’un avenir meilleur pour eux et leurs enfants. Et cette régression ne peut-être, en aucun cas, sujette à tergiversation, vu l’énormité du choix des ministres de ce gouvernement. Un choix qui n’a pas seulement habilité, mais a mis en circulation, des vieilles figures de la corruption régnante sous l’ère Taya.
Cela dit, et c’est la que la nuance s’impose, il faut respecter les principes du jeu démocratique. Ces principes qui stipulent clairement et définitivement, d’une part, le respect du suffrage universel et d’autre part, le respect du choix d’un président issu de ce même suffrage.
En appuyant, d’une façon ou d’une autre, n’importe quelle action visant à décrédibiliser le président de la république, on verse dans un relativisme, dangereux, des principes de la démocratie. Ceux qui pensent tirer profit de ce relativisme ne tarderons pas à déchanter. Spécialement si ce relativisme émane de l’armée et ses généraux.
Pour que les symboles de la démocratie ne soient pas entachés d’un air de corruption, il faut que :
1) Le président de la république se redresse et sanctionne, au nom du peuple, toutes les manouvres illégales d’où qu’elles viennent. Pour commencer, un discours à la nation expliquant les attitudes des uns et des autres serait certainement bien accueilli par le peuple.
2) Il faut que l’opposition clame haut et fort son attachement à la république et à ces instituions. Le pire, pour cette opposition, c’est de penser pouvoir tirer profit des malheurs actuels de la majorité. Elle se trompera, alors, lourdement et son tour d’avoir droit au fameux quart d’heure d’officiers ne tardera pas à venir.