Une Mauritanie Kafkaïenne?

Publié le par Bien Faisant

                        

« Croire au progrès ne signifie pas qu’un progrès ait déjà eu lieu », c’est probablement cette phrase de Kafka qui résume le mieux la situation de la Mauritanie aujourd’hui. Une situation Kafkaïenne qui résulte d’un énorme contraste entre l’envie et l’attachement que les mauritaniens ont pour le progrès et l’absence total de celui-ci, au moins pour le moment.

Le Fantasme de la Mauritanie démocratique et pétrolifère, qui a commencé de   penser à  construire une nouvelle capitale avec les normes mondiales, se dissipe lentement laissant la place à une réalité moins flatteuse et plus dure à vivre tous les jours.

Cette réalité, est celle d’une  Mauritanie pauvre, affamée, assoiffée dormant le soir dans le noir et incapable d’assurer les besoins élémentaires de sa population. Une population complètement prise au dépourvu   par cette situation inattendue, et pour laquelle elle ne voit pas d’issue.

L’autre aspect Kafkaïen de la situation est, sans aucun doute, le silence absolu qui règne au sommet de l’état. Un silence à la fois suspect et inquiétant, laissant le doute s’installer au sein de la population sur le libre arbitre de ce président fraichement élu. Ce président, qui a promu aux mauritaniens  la transparence et la consultation dans les affaires les plus urgentes, brille par un silence incompris, mettant au chômage technique  les imitateurs qui cherchent à s’approprier  sa voix, comme ils l’ont fait avec ses prédécesseurs.

Il faut dire que l’homme est beaucoup moins bavard qu’une Marie apportant l’enfant Jésus au campement, à la  différence près, que celle-ci avait un avocat de taille, Jésus lui-même.

Quant à l’avocat de notre silencieux président, c’est  un premier ministre  très fâché avec la communication, au point de mettre hors de son équipe toute personne qui ose parler aux journalistes de la situation du Pays.

Moralité, le peuple mauritanien, tres philosophe en ce moment, commence à se demander est-ce qu’il a bien fait d’enfoncer cette maudite porte de  démocratie apportant soif et famine.

 

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