Un petit diner entre amis
Au moment ou le président Sidioca organise un diner, à la presidence, pour ses compagnons d’Elmithaq, il n’oublie pas, noblesse oblige, qu’il faut faire de l’humour avec ses invites. Et l’humour de Sidioca est fin et raffiné, un humour présidentiel.
Le moment le plus délirant de la soirée était certainement lorsque le président a fait un discours sur le respect du bien public et le sens de l’honneur qu’ils doivent avoir les parlementaires dans la gestion des intérêts de l’état. Les faux rires et les sourires complices étaient au rendez vous. Tout le monde a apprécié la finesse de l’humour présidentiel, en prenant bien évidement le discours au second, voire au nième, degré.
Il faut noter, pour être sur la même longueur d’ondes avec cette honorable assemblée, que dire aux membres d’Elmithaq que le vol du bien public ne se fait pas, c’est comme dire à un homme ivre qui se prépare à faire Ennavila (prière volontaire) après la prière du matin que c’est pas très recommandé par l’imam Malik.
« Voleur un jour, volera toujours », a dit Schopenhauer. Seulement l’état de la finance actuel est tellement critique que la trésorerie nationale puisse passer devant les membres d’Elmithaq, comme le voyageur qui n’a rien passe devant les voleurs, en chantant.
Ceci étant dit, au même moment, un bon inspecteur d’état était à la poursuite, comme dans les vieux films indiens, d’un group soupçonné de mauvaise versation financière. Le problème c’est que le chef de ce groupe est une personnalité bien placée dans l’ordre protocolaire du Pays.