Azizisme = Sankarisme?
L'intérêt croissant que le, désormais, Président Aziz porte aux plus démunis rappelle incontestablement le parcours d'une grande figure africaine fauchée au fleur de l'âge par des mercenaires nationaux et internationaux qui étaient, on le sait depuis le 15 Juillet 2009, au solde de l'empire, j'ai nommé le Capitaine Thomas Sankara.
Tandis que cet intérêt est jugé, par certains, inopportun voire populiste, les ressemblances avec l'expérience Burkinabé restent, après tout, de mises. Et, outre la comparaison raisonnable entre les situations économiques dans les deux pays, ces ressemblances se révèlent dans la simplicité de l'approche de la question sociale entreprise par les deux hommes. Approche qui peut se résumer par : agir tout de suite avec les moyens du bord quitte à faire peu de chose
C'est ainsi, en tout cas, que le Capitaine Sankara a reçu à atteindre, en 4 ans seulement, des résultats concrets : deux repas et 10 litres d'eau par jour pour chaque burkinabé. Voila par exemple quelque chose, relativement, facile et concret que le Président Aziz peut rapidement offrir aux plus démunis de nos quartiers périphériques, s'assurer, comme Sankara, que chacun peut s'offrir deux repas et 10 litres d'eau potable par jour. Un affamé, ou un assoiffé, ne peut , en effet, attendre des procédures bureaucratiques longues et souvent détournées par une voyoucratie malveillante et criminelle. C'est aussi, pour nous, une façon de comprendre et de mettre un mot sur ce mouvement, jusqu'à présent inexplicable, que certains, nomment déjà, Azizisme, ou révolution azizienne, et qui n'est, en réalité, qu'une renaissance seconde du Sankarisme. Ce même Sankarisme qui est, à mon humble avis, très compatible avec le continent vu qu'il est la seule doctrine socio-politique issue de ses préoccupations et, surtout, de ses réalités.
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