La messe est dite.
La messe est dite. Et, dans l'élection présidentielle du 18 Juillet, le peuple mauritanien semble clairement plébisciter le général Aziz. Et, après tout, cela n'a rien d'étonnant. Si l'homme a suscité les passions, les craintes et les doutes, force est d'admettre qu'il a su, plus que tout autre, parler directement aux citoyens. A la grande majorité des Mauritaniens, c'est-à-dire aux pauvres et aux déshérités. Aux habitants des quartiers périphériques, aux malades et ceux qui ont été injustement broyés, durant les années de plomb, par les régimes précédents.
Tout est, dit-on, question de style. Le sien, décontracté, directe et frontal, y était pour beaucoup. Il a fait des émules.
Et ce au moment ou ses principaux concurrents, majoritairement élitistes et préoccupés par leurs calculs électoralistes, se sont tout simplement coupés de la population mauritanienne. Ils n'ont pas vu venir la dynamique sociale que cet homme a pu déclencher.
Si les résultats annoncés jusqu'à maintenant se confirmeront, d'une façon incontestable, prochainement, les autres candidats doivent en tenir compte. Ils doivent surtout comprendre que ce pauvre peuple, meurtri par ce conflit, n'a ni les moyens, ni les forces pour entamer un autre.
Tout refus des résultats sortis des urnes qui ne vient pas des organismes de supervisions habilités ne peut-être perçu par le peuple mauritanien que comme une surenchère illégitime dont la seule finalité est de compromettre une paix civile déjà très fragile. Qu'ils n'oublient surtout pas que, même aux sourds, on ne répète pas la messe.
Tout est, dit-on, question de style. Le sien, décontracté, directe et frontal, y était pour beaucoup. Il a fait des émules.
Et ce au moment ou ses principaux concurrents, majoritairement élitistes et préoccupés par leurs calculs électoralistes, se sont tout simplement coupés de la population mauritanienne. Ils n'ont pas vu venir la dynamique sociale que cet homme a pu déclencher.
Si les résultats annoncés jusqu'à maintenant se confirmeront, d'une façon incontestable, prochainement, les autres candidats doivent en tenir compte. Ils doivent surtout comprendre que ce pauvre peuple, meurtri par ce conflit, n'a ni les moyens, ni les forces pour entamer un autre.
Tout refus des résultats sortis des urnes qui ne vient pas des organismes de supervisions habilités ne peut-être perçu par le peuple mauritanien que comme une surenchère illégitime dont la seule finalité est de compromettre une paix civile déjà très fragile. Qu'ils n'oublient surtout pas que, même aux sourds, on ne répète pas la messe.
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