Les fossoyeurs de la démocratie
Il n’y a pas plus fort qu’une idée dont le moment serait venu. Et les idées dont le moment est venu s’imposent, par une lutte à mort, contre celles dont le temps est révolu. Et c’est dans cette passation que l’innovation réside. Étrangement, se libérer d’une ancienne idée est plus difficile, dit-on, qu’en avoir une nouvelle.
Et parmi ces idées en vogue actuellement, la démocratie et ses dépendances occupent une place importante.
C’est uniquement par cette synchronisation entre l’idée et son temps, en occurrence la démocratie et le 21ème siècle, qu’une silhouette sombre et frêle, comme celle d’Obama, a pu s’emparer d’un trône très protégé comme celui de l’empire de l’homme WASP (White anglo-saxon protestant).
C’est aussi par la même synchronisation que la lutte ouverte entre le président Sidi et le général Aziz finira au détriment de ce dernier. Et ceci malgré la réalité actuelle du pays. Des réalités que ces mêmes WASP comptent bien détourner à leur avantage. Il faut dire qu’ils ont l’habitude de refuser les coups d’état qu’ils n’ont pas initié eux-mêmes. Et ils en ont initié beaucoup. Au point qu’un Amérique latine, à la question : pourquoi il n’ya pas eu des coups d’état en Amérique, la réponse est : parce qu’il n y’a pas d’ambassade américaine à Washington. S’il faut correspondre à chaque idée son fossoyeur, celui de la démocratie est bien l’homme américain, Wasp. Alors, s’il vous plait, monsieur l’ambassadeur américain à Nouakchott pas de sermon sur la démocratie, vous êtes, avec les militaires, ses plus grands fossoyeurs.