Le siècle Saxon
Le génie, n'a qu'un siècle, après quoi, il faut qu’il dégénère. Voltaire.
Très attendus au tournant, les américains ont décidé, une fois pas coutume, d’aller tout droit. Autrement dit, d’avancer. Décidément, cette nation n’a pas fini de surprendre le monde. Et, contrairement aux apparences, le siècle saxon n’est pas encore terminé.
Ce siècle, qui a commencé avec la fin de la première guerre mondiale, en 1918, a vu la propulsassions de la nation américaine en locomotive principale du monde occidental. Depuis, les choses ont allé très vite. À l’américaine, comme on dit.
Des grandes réalisations ont vu le jour. De la Lune à l’industrialisation à outrance, en passant par la puissance militaire, le siècle américain s’est particulièrement distingué des autres. Et, selon toute vraisemblance, ces réalisations ne sont pas finies.
Ce qui se prépare en Amérique, ce 04 novembre, est en effet un tournant, sans précédent, dans l’histoire occidentale. Malgré que l’empire romain fut gouverné, jadis, par un arabe, Philippe l’Arabe, et malgré que l’Egypte fut gouvernée par des Rois, avec une peau sombre, jamais une puissance occidentale n’a été gouvernée par un noir. Et quel noir ? Un noir d’origine kenyane, d’une famille de tradition musulmane, et dont le prénom signifie, en Souahili, le béni. Il est clair que cette bénédiction est en juxtaposition avec celle du siècle saxon. Elle n’en est, en aucun cas, en contradiction malgré le sombre passé américain sur la question raciale.
Cependant, et comme l’a dit Ibn Khaldoun, un siècle est toujours de trop pour une nation. Vous l’avez compris, l’élection de Barak Obama, ce soir, n’aura pour effet qu’ajourner la dégénération inévitable d’un siècle pas comme les autres. Elle l’aidera à compléter les 100 ans, jusqu'à 2018.