Le coup d’état a échoué
Les reactions fusent de par le monde pour condamner le coup d’état de 6 aout 2008. Pas un seul pays de la communauté internationale ne s’est abstenu jusqu’à présent. L’unanimité est sans précédent. Certain pays, et d’une façon inhabituelle, lève le ton et menace la junte. Ils commencent même à entreprendre des mesures des rétorsions à l’encontre de ses membres. Bref, unanimement, la comite internationale a opposé au renversement du président Sidi une fin de non recevoir.
Sur le plan interne, l’action entreprise par le camp de la légitimité commence à donner ses fruits. Le départ annoncé de 12 ministres du gouvernement El Waghf II sera un coup fatal pour la crédibilité de celui de la transition annoncé par la junte. Ce camp de la légitimité démocratique porte en lui, en effet, les aspirations du peuple mauritanien pour un avenir démocratique meilleur. Au moment ou d’autres partis politiques ont, étrangement, décidé d’aller à la soupe militaire.
Cependant, le rôle décisif doit-être celui du peuple mauritanien. Les acquis sont, cette fois-ci, grands et les enjeux suffisamment importants pour être défendus corps et âme.
Les forces vives du pays doivent se mobiliser pour défendre la légitimité et le droit.
Etre du cote des ces putschistes professionnels, c’est s’exclure définitivement du champ démocratique.
En se regroupant derrière le camp de la légitimité, on obligera les militaires à rendre aux mauritaniens leur président ainsi que leurs institutions.
Le cout d’une nouvelle aventure dont les issues sont incertaines sera lourd à supporter pour un peuple déjà meurtri par deux conjectures, nationale et internationale, particulièrement difficiles.
Quelle sortie nous reste donc ? Pas d’issues autres que la restauration du président Sidi dans son droit légitime pour lequel le peuple l’a choisi. Le passé glorieux, pour certains putschistes, au service du pays doit être pris en considération pendant toute étude des mesures disciplinaires à leur encontre. Cela dit, la radiation du corps de l’armée est inévitable. Ils ont failli au premier commandement militaire, celui de la discipline. Pour leurs supplétifs civils, hommes politiques et chefs de partis, le peuple mauritanien punira par les urnes.