NON ! Et Le Peuple doit Défendre son Président
La folie aventurière, néanmoins prévisible, a une nouvelle fois frappé la Mauritanie.
Les ex-chefs d’états- major, respectivement de l’armée et de la présidence, se sont en effet autoproclamés tuteurs du peuple mauritanien. En outrepassant le consensus démocratique, ils se sont montrés sur leur vraie nature d’aventuriers.
Quant à notre opposition et son président, aveuglé par son mal de gouvernance, ils savent très bien qu’on a compris qu’ils sont prêts à accepter de jouer les supplétifs pour un triumvir de généraux en mal de légitimité.
Cela dit, rien n’est définitif jusqu’à présent. Les condamnations fusent à travers le monde. De l’Amérique à l’Europe, en passant par l’Union africaine, tout le monde est unanime pour condamner cette prise de pouvoir par la force.
Cependant, le rôle décisif doit-être celui du peuple mauritanien. Les acquis sont, cette fois-ci, grands et les enjeux suffisamment importants pour être défendus corps et âme.
Les forces vives du pays doivent se mobiliser pour défendre la légitimité et le droit.
Etre du cote des ces putschistes professionnels, c’est s’exclure définitivement du champ démocratique.
En se regroupant derrière le camp de la légitimité, on obligera les militaires à rendre aux mauritaniens leur président ainsi que leurs instituions.
Le cout d’une nouvelle aventure dont les issues sont incertaines sera lourd à supporter par un peuple déjà meurtri par deux conjectures, nationale et internationale, particulièrement difficiles.
Défendre le président Sidi aujourd’hui c’est défendre la démocratie.
Défendre le président Sidi c’est éviter le cercle vicieux des coups d’états et leur loge de conseils d’opérettes sans fins qui ont fait sombrer les pays africains dans la détresse et la misère.
Défendre le président Sidi c’est refuser le retour à la case départ. Une case qui a failli nous être fatale.
Pour défendre le président Sidi, il suffit de descendre dans la rue et manifester son refus du fait accompli. C’est maintenant, ou jamais, qu’il faut dire NON.