Humour : Une démocratie debout ou sous hypothèque ?

Publié le par Bien Faisant

 

 

Au moment ou le peuple mauritanien regarde, avec beaucoup des craintes et stupéfactions, les déroulements des événements qui chamboulent la tour d’ivoire dans laquelle l’élite mauritanienne s’est refugiée pour distribuer son larcin républicain, le salut vient, une fois pas coutume,  de la primature.

 

Se croyant entouré par l’ennemi, en position de combat, le premier ministre Ould El Whagef a jugé  qu’il est de sa responsabilité, devant Dieu et devant la nation,  d’avertir cette dernière du danger du moment. Il dégagera ainsi sa responsabilité en mettant les mauritaniens devant la leur.

A default de pouvoir s’adresser lui-même au peuple, lui qui est toujours suivi par un méchant  militaire moustachu avec un regard sombre et belliqueux, il opte pour un message codé. A la guerre c’est comme à la guerre, dit-il.  Très malin, comme c’est souvent le cas pour les parvenus, il  passe toute sa nuit à réfléchir à  la manière la plus intelligente pour passer son message aux Mauritaniens.

Vers la fin de la journée du Jeudi, il trouve la parade imparable que les militaires ne détecteront point. Il rédige son message.  Il le fait lire par un conseiller fidèle. Et en urgence, il l’envoi à toutes les agences des presses nationales et internationales.

Le message est le suivant : Son excellence le premier ministre demande la rectification de son nom, il n’est pas ElWAGHEF,  mais ElWAGHF.

 

Médusés, les mauritaniens très habitues à  un état-civile  approximatif ne comprennent pas la solennité ni l’urgence de la dépêche. Et c’est la que les déchiffreurs de la nation,  en la personne des certains  professeurs grévistes assis sous un arbre devant le MEN,  se sont mis en conclave pour comprendre le message de son excellence.

La solution ne tarde pas.  Un professeur d’arabe a trouvé  le premier, comme jadis Archimède,  la solution. ELWAGHEF avec E,  explique-t-il,  veut dire debout en Arabe, et ELWAGHF sans le E, veut dire sous hypothèque. Le message,  renchérit le professeur, serait alors une réponse au questionnement des mauritaniens sur l’état et  la nature de leur démocratie  dans ce jour de 10 Juillet, o combien significatif pour eux.

Merci monsieur le Premier Ministre, ont rétorqué les professeurs. Le professeur des Mathématiques, très cartésien, réfute l’explication de son collègue,  et demande des preuves au professeur d’Arabe. Ce dernier, très sur de lui, lui rétorque : si ce n’est pas la bonne explication, cette dépêche ne veut strictement rien dire.

 

 

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