Mauritanie : Il faut renforcer la réconciliation rurale

Publié le par Bien Faisant

 

Les changements divers, climatiques ou économiques,  qui se succèdent dans le monde obligent  les gens à s’adapter selon le mode de vie qui leur permet de vivre le mieux.

Ainsi des paysans quittent  quotidiennement leurs villages pour alourdir le rang des déshérités des bidons villes qui se construisent à la rentrée  des grandes métropoles devenues les seules boues de sauvetage pour ces derniers. Ceux  qui restent dans leurs terres  n’échappent pas à ce chamboulement. On trouve des  cultivateurs devenus des pasteurs dans certaines régions et l’inverse dans d’autres. De cette conversion forcée nait la majorité des problèmes qui a connu le monde rural et particulièrement  dans ce continent africain dont le mode de vie est  de   plus en plus traditionaliste.

Le conflit le plus meurtrier que connait la région actuellement, le conflit du Darfour, n’est qu’un triste exemple de se basculement de monde de vie. En effet, après la grande sécheresse que  le Soudan a connu dans les années 70,  à l’instar de  la majorité des régions sub-sahariennes dont le Darfour fait partie contrairement au reste du territoire soudanais, les pasteurs qui ont perdu leurs bétails se sont fixés dans des terres  qui ne leurs appartenaient pas forcement et ils ont commencé à cultiver celles-ci. Ce qui n’était pas du gout des cultivateurs qui se considèrent comme les véritables propriétaires de ces terres. Le conflit a donc commencé. La fosse forme actuelle du conflit, raciale ou religieuse, est  due à une succession des manipulations des divers  gouvernements qui se sont succédés, depuis, au Khartoum.

En Mauritanie, le gouvernement doit se montrer extrêmement vigilant à cette source des conflits  dans les régions rurales du pays. Surtout avec le futur retour des déportés mauritaniens du Sénégal. Ces déportés dont une  partie est encline  au mode de vie pastorale et l’autre à  l’agriculture. En effet, ces derniers vont, légitimement, revendiquer  les terres qu’ils avaient avant de quitter le pays et qui sont occupées depuis par d’autres mauritaniens. Voila le plus grand problème que la Mauritanie doit surmonter après le retour de ces citoyens mauritaniens   chez eux. Une  interprétation raciale ou culturelle, d’un éventuel conflit de cette nature en Mauritanie,  serait   complètement fallacieuse.

Bref, la civilisation mondiale s’est faite par une cohabitation entre ce deux mondes antinomiques dans leurs apparences et  complémentaires dans le fond. Mais la Barbarie aussi,  la seule différence notoire  entre les Hutu et les Tutsi c’est que les premiers sont cultivateurs et les seconds pasteurs.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article