La juste crise
La Mauritanie connait maintenant une forte crise financière qui se manifeste par un manque terrible de fluidité surtout entre les mains de cette classe de nantis qui s’appelle en Mauritanie les hommes d’affaires.
Ces hommes d’affaires qui ont ramassé des sommes colossales dans un temps record. A peine une décennie durant laquelle tout est permis en Mauritanie : Voler, piller. Cette période qui représente pour la Mauritanie la période de tous les risques et qu’elle arrive à peine à dépasser et à payer sa facture. Une facture lourde sous tout rapport.
Talleyrand disait : Les financiers ne font pas bien leurs affaires que lorsque l’Etat les fait mal. Preuve de plus, s’il en faut une, que le régime de Taya faisait mal les choses. Une déduction symétrique serait de dire que cette crise prouve que le régime actuel faisait mieux les choses. Malheureusement cette analogie n’est pas de rigueur. En effet, la seule particularité de cette crise est qu’elle touche des gens jadis prospères. Quand à ceux qui l’étaient moins ou complètement pauvres, cette crise ajoute aux anciennes crises des nouvelles. Cyniquement parlant, on peut dire qu’un semblant de justice sociale commence à se réaliser en Mauritanie. Seulement, la pire justice souhaitée est une égalité dans la pauvreté et les malheurs. Cette Justice extrême, dans la misère, qui s’annonce ne sera qu’une extrême injustice générale et globale.