Les réfugiés : Sous la Braise, la Flamme

Publié le par Bien Faisant

                                   

                                   

Le bon accueil qui a reçu le discours du président Sidooca   relatif au retour des réfugiés mauritaniens est un singe d’une maturation de la société mauritanienne. La grande majorité  était d’accord pour dire que l’injustice qui'ils subissent ces mauritaniens doit cesser le plus tôt possible et de la façon la plus digne pour oublier, si c’est possible, cette douloureuse parenthèse de notre histoire qui doit nous servir de leçon pour le futur. Cependant, une minorité a reçu le discours avec plus de pessimisme voire de l’incompréhension avançant  des arguments différents. Certains, par exemple, exigent  le retour de ceux qu’ils appellent les déportés sénégalais en Mauritanie,  à  comprendre les maures qui ont été chassés du Sénégal pendant les  tristes et célèbres événements de 1989. D’autres, plus stratèges, avancent  la crainte  d’un   changement de la statue socioéconomique du pays.  Sans parler évidement de cette infime minorité de maures qui considère  que toutes les populations du fleuve  Sénégal ont la même affiliation que celui-ci, c'est-à-dire qu’ils sont  tout simplement Sénégalais.

Je veux ici tenter de rassurer tout ce monde en leur disant que le nombre des réfugiés n’est pas aussi important pour bousculer le paysage socioéconomique de trois millions de Mauritaniens. Quant au conditionnement du retour de nos réfugiés par celui des réfugiés sénégalais en Mauritanie, je ne peux que signaler que c’est un non-sens absolu. L’injustice que le Sénégal a commis contre ses citoyens ne justifié en aucun cas celle commise par la Mauritanie contre des mauritaniens. Et je dois dire que ca me rappelle le refus de  l’extrême droite suisse  de la construction d’une mosquée en Suisse tant que l’Arabie Saoudite n’a pas accepté de construire des églises sur son sol.
Pour l’information, les immigres  suisses sont de toute nationalité sauf saoudienne.

Le peuple mauritanien, très attaché à  ses  diverses  coutumes arabes et africaines,  doit intégrer maintenant dans celles-ci  la fonctionnalité du progrès qui est la justice. « La justice est la recherche de coutumes fonctionnelles » disait l’écrivain américain Robert Heinlein.

 Ce discours du rejet, même très minoritaire et marginal, prouve qu’il y a toujours de la flamme sous la fumée.  Certes : La flamme peut détruire. -  Mais, maîtrisée, elle illumine. Maitrisons-la.

 

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