La beauté de la Justice
« La justice écoute aux portes de la beauté », j’ai pensé à cette phrase d’Aimé Césaire en voyant l’aura qui entoure Sidioca au moment de la lecture de son intervention télévisée d’hier. Durant cette intervention, Sidioca n’a pas hésité à demander pardon ou nom du peuple mauritanien pour les crimes qui ont été entrepris systématiquement et par des décrets gouvernementaux contre une minorité de paisibles mauritaniens. Cette minorité s’est retrouvée subitement persécutée exclue de son pays et déraciner pour la simple raison que certains de ses enfants ont commis des actes répressibles par la loi.
Il est certain que ce geste de reconnaissance et de regret exprimé par le président n’est pas suffisant pour remédier à ce drame que cette population vit depuis des décennies. Néanmoins, aucune vraie réconciliation n’est possible sans la reconnaissance du préjudice subi.
J’espère que dans un futur proche, le président Sidioca nous fait une fois de plus voir cette aura, d’un homme sage et plein d’amour pour ses concitoyens, en déclarant et à la télévision les mesures concrètes qui ont été prises pour installer ces populations dans leurs terres et de leur restituer ce qui leur revient de droit.
Une autre réapparition présidentielle ne sera pas du refus. Pour demander, cette fois-ci, pardon aux descendants d’esclaves et présenter les mesures concrètes de son projet de criminalisation de l’esclavagisme dans notre pays. Bien évidement, des mesures de stimulation de cette communauté comme par exemple un système de quota seront les bienvenues.
C’est seulement à ce moment que la force motrice du progrès de la Mauritanie sera proportionnelle aux celles de voitures qu’on a dans le Pays : 4.4.