Sidioca : Taoisme ou inaction ?
Inspiré certainement du Taôisme et de son maitre Lao-Tseu qui dit que : « Gouverne le mieux qui gouverne le moins », le président Sidioca semble en déphasage avec une réalité qui nécessite une présence plus accrue, plus réflexive qu’intuitive et plus agissante dans le concret.
Même s’il est vrai que le tao, notre nouvelle doctrine présidentielle, vise à épurer l'homme et à le conduire vers la juste voie et la vertu, conditions sine qua non pour une bonne gouvernance selon Platon, la pensée taoïste est plus intuitive que réflexive, à l'inverse de la philosophie expérimentale qui a fait ses épreuves notamment en matière de bonne gouvernance en occident.
C’est ainsi que dans un élan d’intuition du à une méditation présidentielle profonde, une bonne partie de personnalités jadis infréquentables est réhabilitée et promue à des grands postes de responsabilités par le président Sidioca et son gouvernement. Tout ca s’est effectué devant une population ahurie dépassée par les événements et rattrapée par une réalité quotidienne qui se dégrade de jour en jour.
Chaque levée du jour apporte son lot de surprise et questionnement, au point qu’on se demande si la conversion au Taôisme est indispensable pour comprendre la sagesse présidentielle et pouvoir méditer aussi sur l’avenir du pays.
En bon citoyen, j’ai commencé à lire Tao-te-king, le livre de Lao-Tseu, et la seule sagesse qui a attiré mon intention était la suivante : «Quand la crainte ne veille pas, il arrive ce qui était à craindre.»
Pas con le vieux chinois, surtout si on sait que ce qui est à craindre est vraiment la. A savoir une déception générale d’un régime civile démocratique pouvant diriger le pays et qui ouvre les portes à des aventuriers en mal de reconnaissance pour imposer leur diktat par la force.