Bloc-notes : Les Fatimides au secours de la Mauritanie.
Et si la solution de notre crise était sous nos yeux sans s’en rendre compte ? L’instauration de la Califat Fatimide au Maghreb. C’est, d’au moins, celle qui préconise le Guide des Guides. Shāhanshāh du désert et de l’Afrique. Après tout, pourquoi pas ? L’unité est toujours mieux que la fragmention. Et malgré qu’on n’ait pas encore des Shiites déclarés, on a le reste. Les Chérifs. On a, même, probablement, que ceux-là. Et pour cause, tous les Maures mauritaniens revendiquent cet honneur. Particulièrement parmi les protagonistes. Ils trouveront, certainement, dans cet honorable cousinage, un point de rassemblement et de ralliement. Et même si on n’a pas, non Plus, Al-Muizz, on se contentera de son homonyme Aziz. Ils partagent après tout le même radical. Et, crise oblige, le prince des Poètes Ould Taleb remplacera bien Ibn Hani. Gazouani tiendra le rôle du Sicilien et, en fin, Nouakchott celui du Caire.
Finalement, il ne fallait pas compliquer un problème aussi simple que cela. Et les choses les plus difficiles gagnent toujours à être dites simplement. Comme quoi tout est difficile avant d’être simple.
Le monde : de Tom Sawyer à Tintin.
Comme dans les sociétés dites primitives, celles dites modernes ont aussi leurs chamanes. Ceux, qui à défaut d’être bons à rien, ont choisit d’être mauvais en tout. Ils croient tout savoir. Et surtout tout comprendre. J’ai nommé les romanciers. Ces derniers, armés d’une imagination débordante, font et refont les mondes à leur guise et imposent leur lecture biaisée et erronée des événements. Lecture souvent intéressée et idéologiquement orientée. Si leur vison du monde a, longtemps, amusé leurs lecteurs avertis, elle est devenue, depuis le triomphe de la médiocrité générale de par le monde, référence première pour leurs compatriotes. Ce qui ajoute à la complexité naturelle du monde une autre issue de la déformation de l’imaginaire de ces dits romanciers. Et, malheureusement, l’influence de cette confusion n’est pas à sous-estimer dans l’incompréhension et la mésentente entre les peuples. Surtout si on réalise toute l’importance que lui voue le monde occidental. Savez-vous par exemple que la première approche culturelle américaine avec le reste du monde s’est faite grâce à l’écrivain américain Mark Twain, l’auteur de Tom Sawyer. Spécialement par l’intermédiaire de son fameux livre : le voyage des innocents. Ce livre qu’on y trouve, entre autres, un ramassis des clichés, toujours d’actualités en Amérique, fut distribué, comme document de référence socioculturelle au personnel du secrétariat de l’état sous la direction de Dulles. On y apprend, par exemple, que les Français sont sals comme des couchons, les Grecs voleurs, les Italiens criminels et malhonnêtes, les Arabes pauvres et miséreux et, plus généralement, les Musulmans fainéants et fatalistes et la liste est longue. Et tous ces clichés furent intégrés et pris en compte dans les réflexions décisionnelles de l’administration américaine dans ces rapports bilatéraux avec ces pays. On aurait mieux oublié un autre romancier, Hergé de son nom, et surtout ses clichés fantasmés sur le monde et particulièrement sur le continent africain, mais on les avait tous eu, d’un coup, dans le fameux discours de Sarkozy, celui de Dakar. Tous ce que Tintin croit sur le Congo, le président Sarkozy le prend pour argent comptant sur l’Afrique toute entière et les Africains dans leur majorité. Bref, en Occident, entre Tom Soyer et Tintin le monde fut résumé.