Bloc-notes : combat de Paris, bataille de Lemden

Publié le par Bien Faisant

Du combat, seuls les lâches s’écartent, disait Homère C’est, apparemment, ce qu’ils ont dit   aussi nos Militaires. Et ils comptent bien mener   jusqu’au bout cette  dernière bataille  qui les oppose, désormais,  au reste du monde. Bataille  de trop certainement car  il ne peut y avoir de vainqueur. Et les seuls  festivités de triomphe risquent de n’être, cette fois-ci,  que des rites funèbres  pour ce pauvre peuple mauritanien.  Si la reconnaissance de la communauté internationale pour le projet de sortie de crise des militaires est importante, celle des belligérants eux-mêmes est indispensable. Sans cette dernière, aucun projet de sortie ne peut-être ni adoubé ni mis en application dans le Pays.

C’est alors vers ces derniers que les délégations doivent-être envoyées, surtout  qu’ils deviennent  moins coûtantes  pour le petit budget de la Mauritanie.  

La rencontre consultative de Paris ne représente qu’un combat parmi  tant d’autres  sur la route des Militaires, la bataille, elle, se joue à Nouakchott et à  Lemden.  

L’Iran, La chimère et le programme

A l’occasion  des commémorations de 30 ans de  révolution islamique, le monde occidental semble se résigner à affronter l’Iran.  Résignation qui suit la certitude quant à l’incompatibilité de ses  intérêts stratégiques  avec ceux de la république islamique. Et,  conscient tardivement du  rôle qui fut celui de Saddam Hussein dans la neutralisation de ce Pays, la nouvelle stratégie est on ne peut plus nostalgique. Elle consiste  tout simplement  à  réarmer   l’Irak et le pousser  à affronter l’Iran.  Ce réarmement  engagera toute la chimère moyenne orientale traditionnelle. Chimère dont la tête sont les États-Unis d’Amérique, la chèvre : les régimes  et les monarchies arabes et, en fin, le serpent est l’état sioniste et criminel d’Israël.  Il est à noter que cette chimère  belliqueuse   se morde  actuellement la queue  sur l’erreur qu’elle a  faite par son  renversement du régime Bass en Irak.  Ce même Bass qui n’a fait que servir les intérêts  impérialistes au Moyen-Orient. En plus, maintenant qu’il n’est plus en place, un couloir s’est ouvert pour l’Iran  pour la première fois depuis Khosrô II au 7ème siècle.  Couloir qui  n’est pas prêt à se refermer de  sitôt.  Pas en tout cas, avant de montrer aux chiites de la région tout l’amour que l’Iran de Khomeiny a pour eux. Amour dont  leur  grand poète, El Khayyâm,  en dit : l’amour qui ne ravage pas n’est pas l’amour. Vaste et, surtout, sinistre programme.

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