Ce qui est dit, et ce qui ne l’est pas !
On connait, tous, l’histoire d’Abraham relatée dans le saint Coran à plusieurs reprises. On se rappelle aussi de ses supplications dont tout bon musulman a, au moins une fois, évoqué dans sa vie. Et dans ces supplications, les exégètes musulmans ont expliqué celle du demande de pardon pour son père, un idolâtre créateur d’idoles, seul péché inexpiable et impardonnable, par une promesse déjà formulée à ce dernier. C’est donc par une parole donnée. Une parole dite.
D’autre part, une règle d’or en diplomatie, généralisé au droit international, stipule clairement que : la loi nous oblige à faire ce qui est dit et non ce qui est juste. Et, en démocratie, le libre arbitre d’un président, démocratiquement élu, est dit. Son libre arbitre à récompenser, son libre arbitre à punir ainsi que son libre arbitre à limoger. Que ces limogés soient justement le faiseur de ce président n’est pas, à titre personnel, juste. Mais rien ne dit qu’ils ne peuvent pas l’être.
Il n’est pas dit, non plus, que pour des raison personnels, on détruit un état. On affame un peuple. On expose des innocents aux foudres de la communauté internationale.
Rien ne dit, aussi, que personne, ou qu’il soit, peut être en sécurité dans ce chao qui s’annonce, surtout s’il y est pour beaucoup.
Il n’est pas dit, enfin, que la classe politique mauritanienne doit rester éternellement l’outil par excellence de toutes les manœuvres d’aliénation du jeu démocratique en Mauritanie. Il est grand temps que celle-ci mûrisse, qu’elle soit à la hauteur des défis, plus nombreux que jamais.