La France se prépare-elle à attaquer l’Iran?
Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy comme sixième président de la cinquième république française, le monde entier sait à quoi s’attendre. Il faut dire que l’homme est proche d’Israël.
Il n’a jamais caché ces origines juives et sa sympathie pour l’Amérique en tant que véritable allié et protecteur de l’état hébreu. Le ton a été alors bien donné. Seulement, peu ont parié sur la sincérité du nouveau gouvernement français dans son engagement atlantique et pro-israélien. Outre les félicitations et les réjouissances des intéressés qui considèrent qu’ils ont, enfin, récupéré la France- selon les propos de Richard Pearl au lendemain de l’élection de Sarkozy-personne a compris a quelle point la France s’est alignée sur la politique américaine.
Certains justifient leur scepticisme par le pragmatisme ou le sens de la real politique du nouveau président. Un pragmatisme censé obliger ce dernier à tenir compte des intérêts économiques et géopolitiques qui liaient la France au monde arabo-musulman.
Il fallait attendre alors le discours du président français devant ses ambassadeurs à l’Elysée pour réaliser que les motivations sont beaucoup plus idéologiques qu’on a pu penser.
Durant ce discours, le président français explique devant un parterre des héritiers de Talleyrand, médusés, que la continuité du programme nucléaire iranien est synonyme, dans son esprit, d’un bombardement inévitable de l’Iran. Les ambassadeurs français, héritiers de l’une de plus prestigieuse instituions républicaines, ont vite compris que ce n’est pas seulement le positionnement français qui a changé, mais aussi le ton.
La preuve irréfutable, de l’engagement français, a été donnée hier par le chef de la diplomatie Kouchner lui-même. Dans une émission politique de grande écoute, il a exhorté la France et les français à se préparer à la guerre contre l’Iran.
Ce virement belliqueux de la politique française n’est pas de nature à réjouir les amis de la paix dans le monde. Il est même néfaste au premier lieu pour ceux qui le prônent, a l’instar des américains en Irak. Sans oublier évidement les malheurs que cette guerre apportera au peuple iranien qui est en lutte quotidienne pour une survie de tout le jour.
Si l’exemple américain, avec la guerre en Irak, peut nous prouver quelque chose, c’est bien qu’aucune nation ne peut avoir le dernier mot sur une autre par la soumission et l’humiliation.
Ce que nous regrettons le plus, c’est qu’au moment ou ces oiseaux de mauvais augure de néoconservateurs américains perdent la bataille idéologique et ils sont maudits chez eux, d’autres avec les mêmes discours et les mêmes intentions font la pluie et le beau temps en France.